La
mer, les lacs ou les rivières ont depuis toujours fournit à l’Homme
des ressources alimentaires variées, que ce soit les poissons,
les crustacés, sans doute les algues et également le
sel qui permettait de conserver les aliments et relevait le goût
des plats.
Les ressources
Les premières mentions écrites de cet intérêt figurent
chez Aristote, qui dès le IVe s. av. J.-C., crée une classification
taxonomique des espèces pêchées.
A l’époque romaine, l’art décoratif, notamment les
mosaïques et les peintures sur enduit, montre ces différentes espèces
connues, et Apicius présente dans ses traités gastronomiques
les manières d’accommoder les mets.
Aujourd’hui, l’archéologie et principalement l’ichtyologie
nous renseignent précisément sur la diversité des espèces
consommées. Les
outils utilisés pour la pêche
La
fabrication d’outils spécifiques a rapidement facilité la
capture des poissons. Le premier est le harpon, dès le Paléolithique
supérieur, ensuite apparaît l’hameçon, d’abord
en os, puis avec la maîtrise de nouvelles techniques, en bronze
et en fer.
Mais le principal progrès est l’apparition du filet. L’iconographie
nous montre des filets épervier, des filets maillants avec ralingues.
La carpologie témoigne de cordages en lin ou en chanvre, Les fragments
de filet retrouvés en milieu lacustre témoignent d’une
confection soignée et régulière. Les mailles ont été probablement
montées à l’aide d’aiguille ou de navettes (crochets).
Les flotteurs de filet peuvent être en écorce de pin (site de
Robenhausen-Suisse) ou en chêne-liège dans le bassin méditerranéen.
Les lests peuvent être des galets encochés de taille variable,
ou taillés dans un bloc de craie (Site de Glisy-Somme dans un contexte
d’habitat Tène moyenne) ou encore en terre cuite (Verdun-sur-le
Doubs – Saône et Loire, époque gallo-romaine).
La nasse est employée dès le Mésolithique pour capturer
notamment l’anguille ou pour servir de vivier. Un exemple de nasse, daté du
III-IIe s. av. J.-C. a été découvert à Melz-sur-Seine
en Seine-et-Marne. Elle est en saule non écorcé et mesure 1.02
m de long.. Cette vannerie a été probablement réalisée à l’aide
de poinçons en os comme ceux trouvés dans les environs de Manching
(Allemagne). (cf. exemple reconstitué)
La pêche recouvre donc des pratiques fort différentes en fonction
des contextes où elle est pratiquée, et des espèces qui
y sont recherchées. C’est une activité importante dans
l’économie et l’alimentation des groupes humains et cependant
très mal connue en archéologie.
Bibliographie
CLEVET-MERLE (J.-J.) 1990. - La préhistoire de la pêche, Paris,
Editions Errance 196 p.
COULON
(G.), BARBIER (G.) 2004. - La vannerie dans l’antiquité.
Nemours, Musée de préhistoire d’Ile de France,
60 p.
DAIRE
( M.-Y.) 2003. - Le sel des Gaulois , Paris, Editions Errance, 152
p.
GUILLAUMET
(J-P) 1996 – L’Artisanat chez les Gaulois, Paris, Editions
Errance, 127p.
PLINE
L’ANCIEN, Histoire naturelle. Panckoucke, Paris 1829-1831,
20 vol., traduction de A. de Grandsagne.
PRILAUX
(G.) 2000. - La production du sel à l’Age du Fer , Montagnac,
Edition Monique Mergoil, 111 p.
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